Aikido

La signification de l’Aikido:

Le mot Aïkido est composé de trois kanji:

合 (AI) = Harmonie, union.気 (KI) = Energie vitale, esprit.道 (DO) = Chemin, voie.

Ensemble, ils pourraient se traduire par:

“La voie de l’harmonisation des énergies”.

La création de l’Aïkido

Né en 1925, l’Aïkido est un art martial japonais créé par Morihei Ueshiba “O´Sensei” à partir de son expérience et de ses connaissances en Jujitsu (techniques à mains nues), Kenjutsu (techniques de sabre), techniques de lance, de baïonnette et de bâton. O’Sensei était aussi animé par une recherche personnelle de paix.
Cette recherche l’amena à créer un nouvel art martial basé sur la non-violence et la non-résistance.
C’est ainsi qu’il transforma les techniques agressives des arts martiaux traditionnels en mouvements circulaires harmonieux, qui cherchent à prendre soin à la fois de l’attaquant et de l’attaqué.

Masa Katsu a Gatsu Gatsu Hayabi (正勝吾勝 勝速日)

L’Aïkido c’est:

  • Un art martial non-violent.
  • Une pratique non compétitive entre partenaires.
  • Une manière de résoudre les conflits de manière harmonieuse et compréhensive.
  • Un outil pour prendre conscience de l’intégration corps / cœur / esprit.
  • Un moyen d’explorer des mouvements fluides avec beauté.

Les maîtres de Daishizen

MORIHEI UESHIBA

L’un des plus grands maîtres d’arts martiaux de l’histoire. À quatre-vingt ans encore, étant déjà un vieil homme, il pouvait désarmer n’importe quel ennemi, battre seul n’importe quelle quantité d’attaquants et immobiliser un adversaire avec un seul doigt. Mais bien qu’invincible guerrier, Morihei était avant tout un homme de paix qui détestait les combats, la guerre et toutes sortes de violences. Son chemin était l’Aïkido.
Morihei Ueshiba est né le 14 décembre 1883. Avec un intérêt croissant pour le Budo, il étudie à l’école Kito le Ju Jitsu, combat à mains libres, et à l’école Shinkage le Ken Jutsu, sabre. Se perfectionnant dans différents styles et avec des maîtres reconnus, il continue sa recherche de Budo jusqu’à ce qu’il crée l’École d’arts martiaux de Ueshiba. Son prestige se répand rapidement. En 1923, il donne le nom officiel d’Aiki Bujutsu à son art. Sa capacité martiale atteint un niveau presque surhumain. C’est alors qu’il expérimente la révélation de ce qu’il a recherché toute sa vie: il comprend l’essence du Ki, la force de la vie universelle et que l’origine du Budo est l’esprit de protection. Il se consacrera ensuite à des études plus approfondies et à l’élaboration de cette nouvelle “Voie du Budo”.
Son art a été renommé Aïkido. De nouveaux dojos ont été ouverts à travers le Japon et le prestige de l’enseignant s’est aujourd’hui développé au niveau international. Le 26 avril 1969, le Grand Maître est décédé. Le même jour, le gouvernement japonais lui accordait l’Ordre du trésor sacré, la décoration la plus importante reçue par le fondateur de l’Aïkido.

« Le cœur de l’être humain n’est pas différent de l’âme du ciel et de la terre.
Dans votre pratique, gardez toujours à l’esprit l’interaction du ciel et de la terre, de l’eau et du feu, du yin et du yang. »
O’Sensei

SEIGO YAMAGUCHI

Né le 13 avril 1924, il suit ses études dans un lycée traditionnel, le Denshukan, fondé par un clan de samouraïs. Parallèlement, et dès son plus jeune âge, il pratique le Kendo et le Ken Jutsu. En octobre 1943, Seigo Yamaguchi incorpore la marine de l’armée impériale Japonaise. Durant la guerre du Pacifique, il est affecté à un escadron de kamikazes pilotant des sous-marins torpille avec pour mission de couler les navires américains en se jetant dessus ! Alors qu’il a déjà composé son poème final avant de partir pour l’ultime attaque, Seigo ne doit son salut qu’à l’arrêt du conflit en octobre 1945. Libéré de son service, il rentre chez lui, à Fukuoka, où il deviendra disciple de Yukikazu Sakurawaza, le fondateur de la macrobiotique moderne.
Il se présente à Maître Ueshiba en 1950. Impressionné par la forte personnalité de ce dernier, il décide de devenir son élève. Il quitte son travail de professeur de lycée et devient ainsi le premier professionnel de l’Aïkido d’après-guerre. Participant au développement rapide de l’Aïkido, Seigo YAMAGUCHI devient instructeur à l’Aïkikaï Hombu Dojo. Il est envoyé pour enseigner l’Aïkido à l’Agence Nationale de Défense, à l’Université Meiji, à l’Université de Tokyo mais également dans des dojos privés.
Shihan 9ème Dan, Maître Yamaguchi, disciple de Maître Ueshiba pendant 18 ans, fut l’un des derniers géants de la génération d’instructeurs d’après guerre. Responsable des grades attribués par l’Aïkikaï, il était également membre du conseil supérieur de la Fédération Internationale d’Aïkido (FIA). Voyageant à travers le monde, il joua un rôle essentiel dans le développement mondial de l’Aïkido. Il fut le professeur de nombreux haut-gradés japonais et européens parmi lesquels pour n’en nommer que quelques-uns : son fils Tetsu Yamaguchi, shihan 7ème dan, Seishiro Endo, shihan 8ème dan, Masatochi Yasuno, shihan 8ème dan, Yoshinobu Takeda, shihan 8ème dan, Christian Tissier, shihan 8ème dan, Didier Boyet, shihan 7ème dan, Frank Noël, shihan 7ème dan …
Seigo Yamaguchi s’est éteint le 24 janvier 1996, à l’âge de 71 ans.

« La technique doit se réaliser de manière spontanée, naturelle et évidente. Il ne s’agit pas d’exécuter des gestes ou des choses difficiles, il importe de faire sérieusement des choses faciles que tout le monde peut faire. Mais il est en fait difficile de découvrir cela, d’en prendre conscience et de s’en persuader. La technique n’est pas de faire des choses curieuses ou mystérieuses, et si parfois, elle parait mystérieuse, c’est qu’elle est trop naturelle et évidente. Pour accomplir la technique, il faut à la fois de la détermination et l’abandon de son corps … »
Seigo Yamaguchi

YOSHINOBU TAKEDA

Yosihnobu Takeda, shihan 8ème dan, a commencé ses études d’Aïkido au début des années 1960 au Hombu Dojo, Tokyo, sous les enseignements de Seigo Yamaguchi, shihan 9ème dan, un étudiant direct de Morihei Ueshiba, le fondateur de l’Aïkido. Il sera bientôt reconnu comme l’un des étudiants les plus talentueux de Yamaguchi Sensei. Encouragé par son professeur, il décide à la fin des années 1960, d’ouvrir son propre dojo dans la zone de Yokohama.
Aujourd’hui, il est reconnu comme l’un des grands maîtres de l’Aïkido encore en vie. Son style d’Aïkido, doux et sans effort, a rapproché et inspiré de nombreuses personnes dans le monde. En mettant l’accent sur la fluidité et le travail d’expansion de l’énergie, Takeda Shihan nous invite à l’exploration et à la réalisation d’un travail personnel à travers l’Aïkido.
Yoshinobu Takeda est l’actuel directeur de A.K.I (Aikido Kenkyukai International) et de la Shonan Aikido Renmei à Kamakura, au Japon. Il est également membre du conseil d’administration de l’Aikikai au Hombu Dojo de Tokyo.

MANUEL DÍAZ

Sensei de Hakusan Dojo, Santiago, Chili.

Il débute dans les arts martiaux à l’âge de 12 ans. Sa curiosité l’amène à s’aventurer dans le monde de l’Aïkido, de la psychologie et de la méditation.

En 1997, il a créé un nouvel espace pour la pratique et la recherche de l’Aïkido, Hakusan Dojo, un lieu qu’il dirige actuellement et où des cours pour adultes et enfants sont régulièrement enseignés.
Manuel Díaz a été nommé par son professeur Yoshinobu Takeda Shihan représentant pour l’Amérique du Sud de l’Aikido Kenkyukai International.

Il est actuellement 6ème dan et combine son activité de professeur d’Aïkido avec la pratique privée de psychologue clinicien.

MANUEL ALDUNATE

Sensei de Daishizen Dojo. Il a commencé à pratiquer l’Aïkido en 1999 à ce jour, recevant son 1er Dan en 2008 à Matsuyama – Japon, directement de l’enseignant Takeda Yoshinobu Shihan. Il est actuellement titulaire du 3ème diplôme Dan Aikikai Japon et appartient également depuis 2007 au personnel des enseignants de Hakusan Dojo.
Il a enseigné plusieurs ateliers d’aïkido dans des entreprises, des écoles, des centres de yoga et des communautés. D’autre part, il a participé à de nombreux séminaires dans différents pays, notamment au Japon, en Argentine et en Uruguay, entretenant des relations étroites avec des enseignants basés à l’étranger. Il a également commencé à la méditation bouddhiste tibétaine Shambhala depuis 2009. En mai 2011, avec sa compagne Julie Montes, il crée Daishizen, un espace de développement de l’esprit. Elle est actuellement une pratiquante active dans le club d’AÏKIDO de Villiers-Saint-Frédéric et Dojocho (Directrice et Sensei) de Daishizen Dojo.

« L’esprit humain a la capacité de s’étendre à des centaines de millions d’années lumière au-delà des limites de l’espace… Essayons de purifier nos esprits pendant la pratique. Si vous pouvez vous concentrer clairement sur cet instant, alors vous sentirez votre esprit uni à l’Univers. »
Takeda Yoshinobu Shihan

L’approche de Kenkyukai:

Pendón que cuelga de todos los dojos kenkyukaicon los kanji de aikido

Au Dojo Daishizen, l’entraînement se fait à un rythme soutenu, avec beaucoup d’énergie, et l’accent est mis sur la sensibilité et l’adaptabilité aux mouvements de notre partenaire. Notre objectif est d’encourager l’exploration et de favoriser la créativité dans l’étude de l’Aïkido, plutôt que de se concentrer sur une routine faite de Kihon Waza (techniques de base). D’où le nom de notre école: “Kenkyukai”, qui signifie “Groupe de recherche”.
L’inscription sur le Kakejiku, le parchemin, suspendu dans les Dojos Kenkyukai reflète d’ailleurs cette approche inhabituelle. En voici l’histoire:

Lorsque Takeda Shihan décida d’ouvrir pour la première fois un Dojo à Higashi Totsuka, près de Tokyo, il demanda à son ami Motomyia-san, un moine zen installé près du mont Fuji, de lui faire une calligraphie pour son nouveau Dojo. Dans un Dojo d’Aïkido classique, le parchemin accroché comprend trois caractères : Ai-Ki-Do. Mais quand Takeda Sensei reçu le parchemin de Motomiya-san, le dernier caractère manquait. Il demanda alors à son ami : « Mais où est le chemin (Do) ? ». Ce à quoi Motomiya-san lui répondit, en souriant : « Tu devras toi-même trouver ton propre chemin ».

Takeda Shihan nous encourage donc à trouver notre propre voie, notre propre chemin, pour découvrir et développer l’expression de l’art à travers nous par l’étude sincère et la recherche de l’Aïki (harmonie des énergies). Cette approche est un défi passionnant, inspirateur et surtout très amusant !

ensok